Avec la photographie argentique j’ai découvert un moyen d’exploration visuelle très différent que je connaissais déjà avec la photographie numérique .

L’argentique n’est ni mieux ni moins bien que le numérique. C’est juste quelque chose de différent. À titre personnel dans certaines conditions, je préfère, et de loin, le numérique. Et parfois je trouve l’argentique préférable. Ç dépend véritablement du contexte.

En cette période particulière de pandémie où les mariages sont bien moins nombreux que les années précédentes (néanmoins bien existants), il me fallait trouver une solution pour opérer la transition du numérique à l’argentique en mariage. Je précise, et je le rappellerai en doute plusieurs reprises, que je continue bien évidemment utiliser le numérique lorsque cela est pertinent. Cette transition est finalement plus esthétique que technique.

Parmi les solutions à mettre en œuvre, il y en avait qu’une qui m’a particulièrement enthousiasmé: J’ai proposé à quelques lieux de réception de mariage un regard neuf regard sur leur domaine.

Il y a d’abord mon regard propre c’est-à-dire ma vision, qui n’est pas celle d’un autre, tout comme celle d’un autre n’est pas la mienne. Mais il y a également le charme la pellicule, son aspect organique, vivant. Dans les semaines à venir je vous parlerai de ces lieux en vous montrant, bien entendu, les images de ces lieux.

Au printemps 2020 je me suis rendu à l’Orangerie de Kerstrad, à plougonven. C’est un lieu qui m’a tout de suite plu. Ses grands arbres, son étang particulièrement étendu, près de l’Orangerie. Pour cette première visite l’Orangerie était encore en construction. C’est ce que j’étais venu prendre en photo. J’avais choisi le noir et blanc pour deux raisons. D’une part je souhaitais restituer l’aspect patrimonial du lieu, et d’autre part, j’avais une arrière-pensée très pragmatique : Le noir et blanc permettait de rendre les photos plus rapidement pour un coût moindre, car je les développe et scanne moi-même. Ce qui n’est pas le cas avec la pellicule couleur (c’est une question de confort plus que de complexité).

Au passage, je remercie l’Orangerie de Kerstrad pour son accueil enthousiaste. Raison pour laquelle d’ailleurs j’y suis retourné l’automne 2020 pour faire des photos en couleurs cette fois-ci (mais toujours en argentique). J’en reparlerai.